Mardi 1 septembre 2009
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11:33
On a coutume de penser que l'on joue aux courses pour l'adrénaline. Le jeu, en général, et à plus forte raison le jeu d'argent, est en effet grand pourvoyeur de cette
substance. Certains esprits chagrins prétendent que le joueur se moque de gagner ou perdre, puisque sa seule quête est celle de cette adrénaline.
Bien entendu, ceux qui pensent ça sont des andouilles. Vous en connaissez, des gens qui jouent pour perdre? Présentez les moi et j'ouvre un site de paris en ligne.
En vérité, nous jouons, non pas pour l'adrénaline, mais pour la sécrétion d'endorphines, ou endomorphines, que procure le fait de gagner.
Cette sensation de plénitude s'apparente à ce que l'on appelle communément le bonheur.
Vous la ressentez lorsque vous realisez un projet qui vous tenait à coeur, lorsque vous lisez un bon article de Slipman ou lorsque vous croisez la voisine du cinquième, celle qui s'habille près du
corps, même si dans les exemples précités les endorphines semblent ne pas provenir des mêmes glandes.
A l'inverse, le fait de perdre aux courses va vous plonger dans un état proche de la dépression, que je compare à un sac à dos. Vous allez comprendre. Vous avez été très déraisonnable, et vous vous
couchez en vous demandant comment vous allez sortir de cette mouise financière constante. Lorsque vous vous réveillez, vous avez un moment neutre, puis vous vous souvenez subitement de vos
problèmes financiers. L'impression ressemble au fait de mettre un sac à dos sur ses épaules. à l'intérieur de celui-ci, vous pourrez enfouir tout ce qui existe de douloureux et difficile
dans une vie d'humain, le manque d'argent n'entrant presque pas dans cette catégorie en réalité.
Ceux qui ont été confronté à la mort ou à la maladie comprendront de quoi je parle, tellement sensible lorsqu'on ouvre les yeux le matin, et que l'on est encore dans cette période brumeuse
entre le sommeil et le réveil. Juste cette quotidienne prise de conscience, ce rappel de la souffrance ou de la disparition d'un être cher.
Heureusement la nature est bien faite, et même au fond de cet abyme, il y a ces bonnes vieilles endorphines, et cette petite lueur, cette étincelle que certains appellent l'instinct de survie mais
dont je pense qu'il va encore plus loin.
Quel drôle de discours, mon cher Slipman, me direz-vous.
Je voulais juste témoigner à un ami de notre profonde sympathie et de notre profonde tendresse, et l'assurer que nous serons fiers de l'aider à porter son sac à dos si nous le pouvons.
Cette association récolte des fonds pour financer des recherches sur la moelle épinière. Je vous invite à aller leur rendre visite en cliquant sur l'image.
Par slipman
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