Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /Déc /2009 00:12
Hier c'était le Criterium Continental. Un spectacle magnifique, avec dans l'ordre des entraîneurs menteurs, des favoris qui explosent d'emblée ou sont drivés à l'envers, des drivers pas doués voire mal intentionnés.
Pour un Quinté de Dimanche, tu parles d'une vitrine. La vitrine de Noël sans doute. Il ne manquerait plus qu'un contrôle positif d'un des protagonistes... Heureusement, cela ne risque pas d'arriver.


Bazire Pere noel
Par slipman
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Samedi 26 décembre 2009 6 26 /12 /Déc /2009 22:20

Le Slipman vous souhaite de bonnes fêtes de Noël. Et en guise d'étrennes, vous avez bien mérité un petit dessin, le premier depuis ma nouvelle base.
 Le 24 au soir, j'ai guetté le barbu (ce n'est pas un code) car je voulais un cadeau un peu spécial (ce n'est pas un code non plus)...


pere noel menacé

- Allez Papy, tu t'affoles un peu parceque j'ai pas jusqu'à la Saint Sylvestre!
-Mazette, j'aimerais vous y voir. Le quinté dans l'ordre, même pour moi c'est pas du tout cuit!

Par slipman
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 21:20

Le capitaine Slipman délaisse un moment sa jambe de bois et reprend son bâton de pèlerin hippique.

Le jeu m'a rendu superstitieux. Il m'a également rendu fataliste. Ou plutôt non, je l'étais avant. Mais il m'a conforté dans cette tendance. Tout ce qui nous arrive est écrit. D'avance? Pas si sûr. C'est peut être au fur et à mesure. Mais parfois nos vies prennent des trajectoires qui nous laissent perplexes. J'aime prendre ce qui m'arrive comme un don. Ce n'est pas toujours facile. Prendre comme un cadeau une jambe cassée ou un pneu crevé un jour d'averse, je vous accorde que cela n'est pas évident.  Lorsque c'est possible, je ne m'en prive pas.
J'étais à l'époque un turfiste débutant. Je gribouillais des Paris Turf avec des vieux antillais, qui appelaient Vincennes le Temple et ne juraient que par Bazire et Verbeek. Michel Lenoir courait encore monté. C'est un de ces paris Turf dépassant de mon sac qui me permit de faire la connaissance de Nicolas Roussel. Je vieillis un peu l'histoire pour donner de la patine. Disons que The Big Blue World courait encore des quintés. Je sens que là, ça vous aide bien.
On a un peu discuté ce jour là (il m'avait fait le papier pour la réunion d'Enghien du lendemain, aux petits oignons). Je suppose qu'il a dû me trouver sympa, vu qu'il m'a laissé son portable. Pour moi c'était Noël. Un Noël qui a duré. J'en ai touché quelques uns, des Makoum Makoum, Think Yatzee, Breeze Brodde et autre O'Donnell. J'ai une tendresse particulière pour ce dernier, que j'avais joué gagnant à une cote astronomique il y a deux ans. Mais vous savez déja tout cela. Je rêvais donc de pouvoir un jour à mon tour faire un cadeau à Nicolas.

Toujours au gré de rencontres, j'ai fait la connaissance il y a peu d' Emmanuel Berry, un photographe d'art. J'en profite pour saluer Patrick, gitan du fleuve et braconneur devant l'Eternel, qui nous lit peut être.
Nous en sommes rapidement venus à parler chevaux, et il s'est trouvé que le frère d'Emmanuel était pronostiqueur hippique dans les années 80, et a même travaillé à Paris Turf (encore et toujours le Turf!). Manu garde des souvenirs d'enfance de pronostics, mais il n'a pas persévéré. Son frère a même eu des trotteurs, pour ce que j'en sais.
Manu s'est montré interessé par les courses, et outre son inscription aux SlipManS, je lui promis de l'emmener à Vincennes.
Quand Nicolas Roussel m'a dit que O' Donnell, qui était blessé, allait revenir à la competition, l'idée de faire un reportage photo sur celui qu'il surnomme affectueusement "le gros" a germée dans mon esprit.
Nico accepta, Manu aussi. Il ne me restait plus qu'à liberer ma journée.
Merci à Léti, qui se chargea de mes patients durant cette escapade.
Nicolas nous avait proposé le 16 Décembre, qui serait le jour de la deuxième course du "gros", et pour laquelle il n'aurait pas de pression.

Nous arrivons à Grosbois à onze heures. Nous saluons Nicolas. Il a encore pas mal de trucs à faire avant de partir. Il y a un grand soleil, idéal selon Manu. Je passe vite fait faire un bisou à Speedy Cat et  Makoum et nous attaquons la séance photo de la star du jour.

01

- Oui, qu'est-ce que c'est?
-Vous me reconnaissez, Monsieur O' Donnell? Je suis Slipman, le celèbre turfiste, on s'est déja croisés. Je fais un blog et je voudrais que mon ami Manu fasse des photos de vous.
-Tu es un genre de journaliste?
-Euh...D'une certaine manière, je pense qu'on peut dire ça.
-Alors je vais te manger parceque j'aime bien manger les journalistes.

04


-Aïe! Arrêtez Monsieur O' Donnell, je suis un fan et pas si journaliste, finalement.

Il faut dire que l'animal est impressionnant. Il est vraiment très grand pour un trotteur. On dirait un sauteur de concours complet. Avec ça une musculature de tracteur. Dès les premiers regard nous le trouvons magnifique. Manu m'empêche de foncer le jouer au premier point course venu. Surtout que Nico est formel: une place dans le quinté à la rigueur mais aujourd'hui il ne fait que la ligne droite.
Nous assistons aux préparatifs, brossage et coiffage du champion, et mi-goguenards, mi-impressionnés par les deux lads suédoises qui mettent à grand'peine storm Cat dans le camion. Il faut dire que ce dernier, bâti sur le modèle d'O' Donnell, n'a pas une envie folle d'aller aux courses. Pendant ce temps le "gros" boulotte un carton à l'arrière du van. Les filles sont folles!
Elles viennent cependant à bout du récalcitrant.
Parés au départ. Nico va nous faire entrer en douce sur l'hippodrome. On se gare fissa avant d'arriver et on saute dans le camion. Manu monte devant. Je m'entasse au fond avec les filles. cela les fait marrer. Faudrait que je voyage un peu, moi. Genre la Scandinavie. Blogueur, ça a des bons côtés.
Nous arrivons à Vincennes dans le cortège des vans. Les lads prennent chacune un cheval. Moi je pousse le sulky.
O' Donnell me regarde bizarre. J'ai l'impression qu'il se fout de moi.


10

- Tu trottes 1'12'', toi?
-Non, mais j'ai pas un noeud dans les cheveux, moi!

Non mais, pour qui il se prend celui-là? Je suis jaloux parcequ'il est vraiment beau. Tout le monde s'arrête devant son box et s'extasie. C'est comme ça que je récupère le premier tuyau de la journée, le 409, un Dersoir qui avance, parait-il. C'est un défilé incessant, tout le monde parle à tout le monde mais c'est surtout de la pêche aux infos.
Le gros attend relax que Nico aille lui faire faire le heat (l'échauffement).

12

Là, il pose.
 
Avant que Nico entre en piste, je propose à Manu d'aller faire un tour au guichet. J'ai repéré un Masschaele dans la première qui parait solide. Par correction, j'informe le type de la guérite qui veille sur l'accès aux écuries que l'on va repasser dans un moment. Je l'avais fait une fois où j'étais venu, ça avait marché. Seulement là, nous tombons sur un zèlé. Rapport à la chose morte qui orne son crâne, nous le surnommons "Moumoute". Donc, Moumoute se met en tête de nous expliquer l'importance d'avoir une carte d'accès. Il nous en fait la démonstration en se mettant à contrôler tout le monde. Les gens semblent un peu surpris, certains agacés. Ensuite il nous emmène à l'interieur pour qu'une fille nous explique la même chose, à savoir que Nicolas doit demander des invitations pour qu'on accède aux écuries.
Ce qu'il y a de drôle, c'est que pendant que Moumoute nous trimballe, plus personne ne garde l'accès. D'ici que quelqu'un choure un trotteur, il n'y a qu'un pas.
Nous leur promettons que nous allons faire le necéssaire, mais qu'il faut nous laisser repasser aux écuries pour informer Nico. Moumoute opine.
Nous filons en bord de piste pour assister aux heats du Quinté. On discute un peu avec le lad d'Orleans Springs et avec un photographe. Nous voyons passer Mah Jong du Vivier. Très bien. Paraît qu'ils y comptent un peu mais Loris Garcia n'a pas l'air enchanté en rentrant. Je vois passer tous les "crack drivers", Levesque, Bazire, Bigeon, Emmanuel Varin (je rigole). Manu mitraille O' Donnell à chaque passage. Il est splendide.


o donnell

Merci à Glop-Copperfield qui a fait disparaitre le tracteur.

Lorsque l'on assiste aux courses en spectateur, on ne se rend pas compte de la vitesse à laquelle les choses s'enchaînent en coulisse. C'est un défilé incessant de sulkies et de chevaux.
C'est déja l'heure du Quinté. Nous n'avons pas osé défier Moumoute qui nous barre l'accès au guichet. On regarde la course depuis la piste. Un trio nous rejoint, composé d'une bombe anatomique en fuseau hyper moulant, de son attachée de presse? et d'un cameraman. Ce dernier souhaite filmer la pin-up qui regarde une course. Nous ne connaissons pas les tenants de l'affaire mais ils nous demandent la permission de nous filmer. Je previens la fille que je suis super photogénique et que je crains de lui voler la vedette. Elle est immédiatement conquise et s'empêche de succomber à mon charme latin mais pas trop. J'ai malheureusement peu de temps à lui consacrer puisque je suis en mission pour mes fidèles lecteurs, ceux qui viennent encore sur le blog alors que je n'ai pas ajouté un article depuis des lustres. 
Nous voyons mal d'où nous sommes mais Bazire gagne facile le Quinté. Il est malin, Bazire. Avant la course il est passé voir Nico, genre "salut, comment est le gros, etc...". Je me demande si il fait le tour de la concurrence avant les courses. Il gagne avec Oky de Lou, un de ces Baudoin qui gagne facile mais uniquement quand c'est le jour. J'apprécie peu ces façons de faire parcequ'on ne sait jamais quand mettre ou pas, à moins d'être un de leur copains. Nico c'est le contraire, il dit toujours si il fait la course ou pas, et quand il est prêt à gagner tout le monde le sait et on touche 1.80. Trop honnête. Moi c'est pareil. Suis pas sûr qu'on fasse fortune comme ça.
O' Donnell finit loin. 10ème.
Après la course, c'est un défilé ininterrompu de journalistes. Nicolas trouve que le cheval manquait de tonus dans la montée, mais qu'il a bien finit. C'est ce qu'il dit en tous cas. En privé, il se montre plus déçu. Il trouve que son cheval a mal couru, et il ne croit pas à la deuxième course après une rentrée. Faudra qu'il y ait un jour une étude serieuse sur cette histoire de deuxième course. Il pense que le cheval n'est pas un crack. J'aimerais tellement qu'il se trompe...

24

Le masque des mauvais jours...

Nico file faire le heat de Storm Cat. Ensuite nous regardons la troisième course sur une télé près des boxes. J'avais le couplé. Dommage. Il va falloir qu'on s'occupe sérieusement du "cas Moumoute", parceque notre tuyau de la 4ème se profile.
Nous tentons un passage en douceur tandis qu'il inspecte trois quidams. Mal joué, il nous intercepte. Nous lui sortons un vague baratin et nous faufilons jusqu'au guichet. Le tube s'apelle Soyouz de Loiron, un Dersoir. On met deux biftons et on file en bord de piste. Là, il y a un type édenté qui geule à chaque fois qu'un jockey passe. Il a une accroche vraiment originale: il gueule. En permanence. Je suppose qu'il doit être un peu connu. Bazire fait un signe de la main en passant. L'édenté s'enflamme et bondit, exhalté, jusqu'au guichet. Il reste volubile et sonore jusqu'au moment ou le cheval de Bazire se met au galop. Adieu les canines en céramique. Nous pas mieux. Soyouz finit bien mais en retrait.
Nous profitons du mouvement vers les écuries pour feinter  Moumoute mais le bougre nous a repéré et il nous alpague.
-Oh, tous les deux, z'avez les autorisations?
Le saligaud, il sait bien que non. Il enchaîne:
-Parceque depuis tout à l'heure, vous allez pas me dire qu'il a pas eu le temps de passer aux balances, Roussel.
On tente une esquive rotative sur l'air de "ben on va lui d'mander, promis" mais le Feldmarechal Moumoute nous chante une autre chanson qui fait " vous n'voulez pas qu'j'appelle la sécurité, tout de même?".
Là on est chocolats. Sauf qu'au même instant Nicolas passe au sulky de Storm Cat. On le hèle:
- Hé Nico, il y a l'agent qui fait de l'obstruction!
-Laisse les passer, ils sont avec moi.
Moumoute se rebiffe:
-Il faut que tu leur fasses des autorisations!
-Eh ben t'as qu'a pas les laisser passer!
Là, moumoute il est embêté, parcequ'il ne s'attendait pas à ça. Faut dire qu'il nous prenait pour des mytho alors là, ça coince. Son cortex cérébral est sollicité. Il vacille. Si ça se trouve on est peut être même des mecs importants, des qui payent pas de mine. Il craque.
-Allez-y.

Il s'est enfermé dans la cabine et n'a plus contrôlé personne.
Nous sommes allés nous asseoir à la cantine des propriétaires. De là nous lui faisions coucou avec nos verres, deux sourires narquois en bandouillère. Manu voulait aller taper au carreau mais je l'ai retenu.
Nous retrouvons Nico encore plus déçu. Storm a très mal couru. Il attendait mieux. Un journaliste approche et se plante en retrait. L'air un peu mou il lui demande comment a couru O'Donnell. Mauvaise idée.
-T'es journaliste? Et bien va demander à un de tes copains journaliste parceque j'en ai marre de répéter.
L'autre encaisse, stoïque. Drôle de metier. Et puis Nico se radoucit et finit par lui répondre.
Nous, on est morts de rire.

On  regarde les courses depuis la cantine. Magnifique. Lors de la course montée, les jockeys viennent se réunir devant nous. Nous sommes à côté de Maurice Maige (si quelqu'un sait comment ça s'écrit...). Bizarre ses cheveux à lui aussi. Il attend la dernière, comme nous. En attendant, Manu touche. Moi je m'abstiens, mais devant sa réussite (la chance du débutant) je lui demande un prono.
Je joue Rosamika dans la 7ème sur ses conseils. Disqualifiée d'entrée. Facile victoire de Rizona que l'on devrait toucher sans problème le prochain coup.


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-Facile.

Je décide de reprendre les rênes. J'explique à Manu comment trouver un bon outsider. Je lui indique un cheval dans la 8ème, deferré, monté Nivard et qui je crois vient de loin. Manu le joue, avec le 12 en couverture.
Mon cheval gagne à 21/1, celui de Manu fait 4ème. Je sens que je l'impressionne. Seulement mon cheval se fait disqualifier, et c'est encore Manu qui a raison avec son dada payé 3.50.
Nous repassons aux écuries. C'est la sinistrose dans le clan Roussel père et fils. Pourtant tout est en ordre. Leur cheval qui court la dernière, Tamantha, est en forme. Le heat est impeccable, mais ils pensent être sur une série noire. Ils freinent pas mal notre optimisme. Je vais quand même mettre un billet, parcequ'il ne faut jamais se priver d'un bon moment. Nous assistons à la course en compagnie de la lad de Tamantha, elle sous sa couverture et nous non. Pourtant nous sommes pays, comme quoi...
Et le miracle se produit. Tamantha gagne à 19/1. Avec un parcours de cauchemar à trois tout le tournant.

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Cela ne se voit pas mais on est tout fous à ce moment. Nous avons le sentiment d'être...

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...aux premières loges...
Nous sommes surtout ravis pour Nicolas, ravis aussi de ne pas être "chats noirs" .
Nous vivons l'évènement comme si le cheval était le notre. Je vous garantis qu'il nous pousse à ce moment des envies d'être propriétaires.


Mais cela est une autre histoire....
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Par slipman
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 22:16

Journal de bord du Capitaine Slipman...

Il y a en ce moment des vents contraires qui nous empêchent d'avancer. Le début de la traversée du meeting fait toujours ça. Il faut que les forces en présence se précisent. Les armateurs s'observent, et ce sont des seconds couteaux qui se font tirer les marrons du feu. Du coup, nous on prend des gnons parcequ'on y va de bon coeur, à l'ancienne, sabre au clair, la chemise rouge et yallah!
Dimanche, la Queen est repassée nous voir. Elle volait littéralement, et c'était magnifique. Un caribéen n'a pu que la voir passer. Ou était-ce un caribou? Avec Pascalou, nous avons profité d'une accalmie pour aller contempler notre trésor, au milieu du Charolais. Je sais, mon histoire est embrouillée mais tout s'éclairera un jour.
Lundi, nous avons assisté à un sabordage comme il en arrive peu. Nous avons croisé un énorme gallion nommé le Scipion. De loin, il paraissait magnifique, mais il s'est avéré qu'il était en fait rempli de poudre, et qu'en plus son capitaine fumait comme l'équipe de RdB un jour de Calèche. Il a explosé sans que personne n'y comprenne rien. Je crois qu'il y a eu quelques marchands d'armes qui se sont révolverisés à la suite de ce naufrage. On a regardé ça béats, pendant que la Surabaya, les cales pleines d'étoffes nous filait sous le nez. Elle, ça fait deux fois qu'on la loupe. C'est une maligne, et le prochain coup elle sera attendue.
Mardi, rien de notable si ce n'est que les plus perspicaces d'entre vous auront apprécié un beau numéro de flibuste. Là, je dis respect. Il y a de vrais forbans sur ces mers troublées.
Mercredi nous avons tenté deux abordages, et nous avons été remis à la mer proprement. Du coup, on a plus grand' chose à becqueter et ça fait des longues journées. Heureusement que les réserves de rhum sont intactes. On va en avoir besoin.


luminais pirates normands


- Capitaine, regardez ce qu'on a trouvé!
- Bobby, laisse la dame tranquille.
Par slipman
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 23:58
YO HO! Les amis, le capitaine Slipman est de retour à la barre. Mais que de péripéties depuis que nous nous sommes quittés! Je vous dois quelques explications: Il y a de cela une quinzaine, tard dans la nuit, j'étudiais des cartes marines pour la course du lendemain. Seulement, mon bidon était vide , et tout l'équipage dormait. Je suis donc, sans bruit et de ma légendaire démarche féline, descendu à la cale pour remonter un tonneau de rhum, histoire de ne pas retomber en rade trop vite. Pour mon malheur, alors que je portais le tonneau sur mon dos, j'ai buté dans le hamac de Pascalou, et, déséquilibré, suis passé par dessus bord. J'ai ensuite dérivé, après m'être glissé à l'interieur du tonneau, me nourrissant de son contenu et de quelques poissons qui me firent la bonté de passer se perdre dans mes bottes. Pendant ce temps, et tel Diogène dans son amphore, j'ai pu réfléchir tout à loisir sur comment se faire les coffres de l'invincible armada du Comte de Germond. Je vous dévoilerai mes plans le moment venu. Je n'ai dû mon salut qu'à une caravelle battant pavillon de notre bon Roi Bernard, qui m'a repêchée et rendu forme humaine, car je commençais à ressembler à une cerise à l'eau de vie, ce qui n'est pas si désagréable.
Me voilà à présent de retour parmi vous, même si l'Imperdable a visiblement pris une tempête car un mât est brisé et les voiles sont en bas. On va tâcher de réparer au plus vite, mais pour le moment ce sera petite vitesse. Si tout va bien nous serons en vue des côtes Irlandaises mi-décembre.
Merci à vous, braves matelots, qui avez assuré l'interim, et permis à notre bateau de continuer à avancer. A ce propos, le bon Roi Bernard (dont c'était l'anniversaire il y a peu) me fait savoir que les anglais, impressionnés par la victoire de Nezguich avec Maille le Nelois, l'ont nommé Lord.
Vive Lord Nezguich, Vive le Roi Bernard! Et vive le mutuel!


Par slipman
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 04:15
Extrait du Journal de bord du Capitaine Slipman.

Après la déconvenue du hollandais, nous avons dû rallier Calais dans ls plus brefs délais pour retaper "l'imperdable". Tandis que les menuisiers s'affairaient sur notre bonne vieille coque de noix, j'ai donné quartier libre aux gars, histoire qu'ils se changent les idées. Bien m'en a pris. Les braves petits. Dans la nuit, Hypo s'est introduit dans un thonnier, et avec Gaspard ils nous ont ramené trois tonneaux de harengs et du vin de Bugey. Comment ont-ils fait,  je n'en sais rien, mais ils sentaient fort les algues en revenant. Dans le même temps, Nono, un de nos mousses, a réussi à rentrer dans le prieuré de l'Evêché déguisé en nonne. Certaines des reliques qu'il a ramené me paraissent avoir un peu de valeur, mais surtout les gars y croient et voient là un bon présage. Nono l'a échappé belle car un des gardes avait commencé à l'entreprendre, et sans l'intervention de Rogersteph grimé en dominicain, notre jeune ami se serait fait démasquer, voire pire.
Le lendemain, Nezguich s'est accroché avec des anglais sur le port. Il s'est battu tout seul contre quatre. Il avait bien cogné les deux premiers, mais a finalement dû s'avouer vaincu. Il est rentré en saignant du nez et avec une dent en moins. Il a refait ça le lendemain, à un contre un cette fois, mais le gars faisait le double de lui. Pour le même résultat. Un problème d'allonge, d'après ce que j'ai compris.



-Je pouvais pas laisser passer, Capitaine, ils avaient dit du mal du bateau.

Vendredi, nous avons enfin eu une éclaircie. Un ami de Pascalou nous avait indiqué qu'un armateur libanais mouillait à Calais pour deux jours. C'est la figure couverte de cirage et le couteau entre les dents que quelques uns de nos bouillants matelots se sont invités à bord. Le marchand n'avait pas encore rempli les cales, mais nous lui avons néanmoins soutiré un peu d'or. Pour ma part, j'ai récupéré un chat que j'ai surnommé Speedy. Il m'a déja attrapé quatre souris. C'est pas énorme mais ça fait plaisir. Hier soir, pour fêter notre bonne fortune, Pascalou a fait monter une danseuse qui se fait apeller  la "Queen". Elle est saoule plus d'une fois sur deux, mais hier ça allait. Certains ont su apprecier le spectacle et les filles n'étaient même pas jalouses.
Nous reprendrons la mer en début de semaine, avec peut être une escale à Bordeaux où nous attend un coffre rempli de bijoux, à ce qu'on m'a dit. Et puis je sais que nous croiserons la route de quelques navires de commerces complaisants. Astro nous dira si le ciel et les vents nous sont favorables. J'ai bon espoir.


-Merci mon bon Roger, vous nous êtes precieux. Vous saluerez l'amiral B. de notre part.
Par slipman
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 05:52
Extrait du journal de bord du Capitaine Slipman.
 
Deja trois jours que nous sommes en mer et nous devons envisager des réparations sur "l'imperdable". Notre cher navire vient en effet de prendre une bordée. Tout un côté du bastinguage a volé en éclat, et Bobby et Pascalou ont été un peu secoués. Léti est en train  leur faire des pansements. J'ai fait distribuer une double ration de rhum par Christelle mais l'ambiance à bord est morose. 
Pourtant hier, les voiles étaient gonflées d'optimisme. La veille on avait  ratissé deux barquasses, pas bien grasses mais excellentes pour le moral. Alors quand on a aperçu ce gros hourque hollandais les cales pleines, nous avons vraiment cru que la chance était à nouveau avec nous. Ce navire,le "Roxane", on le connaissait un peu, parcequ'un de mes matelots avait trinqué avec des gars à eux, à Calais ou Dunkerque, je ne sais plus. Et on lui avait dit qu'il était chargé raz la gueule de Gouda et de Mimolette. En attendant l'or des incas, ça aurait donné du mordant à mon équipage. Aussi, lorsqu'on l'a accosté tandis qu'il mettait en panne, je ne me suis pas méfié, confiant dans cette prise facile. Une telle naïveté de ma part est criminelle. Quand les huit bouches de ses canons ont parlées, nous sommes restés stupéfaits. J'ai vu Bobby et Pascalou soufflés par la déflagration. A priori pas de casse sévère, mais ces mecs sont des durs, et pas du genre qui pleurniche à tout bout de champ comme j'en ai vu sur d'autres bateaux.
Donc pour le moment on répare, il reste de la route jusqu'en Amérique en janvier. Rogersteph, mon second, est en liens étroits avec un autre corsaire qui devrait nous appuyer. Et puis les grosses marines marchandes n'ont pas pris la mer. Vous allez jouer du couteau, soyez en certains. Nous gardons le cap.



Boum!
Par slipman
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 23:34
Le meeting d'hiver commence enfin pour le Slipman. Bien au chaud dans ses charentaises Isotoner, votre Chronostiqueur préféré vous promet de vous mener à l'abordage des gallions espagnols les plus chargés. A bord du sloop du slip, je vous garantis des traversées houleuses mais au parfum de rhum des Antilles. Les quartiers d'hiver, c'est pas pour la Royale. A moi les Jean Bart des écuries, les Robert Surcouf des canters!  A moi la racaille des sept mers, des detroits obscurs et des golfes clairs! Rejoignez nous, les éclopés, les borgnes et les manchots! Et à nous les femmes légères et les tonneaux en perce. Tous unis sous la bannière à tête de mort, les fémurs en travers.
Et il y en a encore qui croient que les courses c'est un jeu.



-Ces sauvages n'ont rien compris au pari mutuel!


 
Par slipman
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 07:29
...Et je ferai bien financer mes travaux par la communauté des parieurs. Seulement, après un rapide coup d'oeil, il m'apparaît que cette réunion de trot ne présente quasiment pas d'interêt. Je vais peut être opter pour un de ces bons bouquins qui prennent la poussière sur ma table de chevet. Et justement, cela fait un moment que je voulais faire un coin "bibliographie hippique". Je vous propose donc de me tuber vos bonnes trouvailles dans ce domaine. A vous lire...



-On se fait une soirée lecture, Baby?
Par slipman
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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 08:12
Lorsque les gentils gaulois christiannisés ont essayé d'apporter la bonne parole à ces gredins d'Irlandais, ils ont dû faire quelques concessions. Déja ils leur ont dit qu'à la Saint Patrick ils pourraient boire autant de bière qu'ils voudraient. Ils leur ont aussi laissé la fête de Samhain, aujourd'hui Halloween, qui célèbrait l'entrée dans la "période sombre de l'année". Laissé, c'est un bien grand mot. Une bande de barbare païens, cruels, voire anthropophages, tu leur change pas tout d'un coup, sinon la prochaine fête, c'est toi le plat principal.
Moi, Halloween, pour être franc avec vous, au début j'étais pas d'accord. On avait déja la Toussaint, la fête la plus triste de l'année puisque tout le monde se tue en voiture, rejoignant illico la cohorte des saints ( Oh when the saints...) qui "go marchin' in" vers un paradis dont nous serons vu que plus gentils que nous y'a pas sur le web. In that number je vous dis!
Mais après tout, adaptons nous en souplesse. L'heure est à la mondialisation. Cependant, n'oublions pas nos racines. Vous les trouverez à l'interieur des gens de plus de 70 ans (amitiés au vénérable Roger, qui selon la légende aurait touché les couplés lors de l'ouverture de Longchamp en 1857).
Aujourd'hui, c'est la toussaint, et lundi ce sera le jour des défunts, ou trépassés.
Pensez à vos morts, les amis, et aimez la vie de tout votre coeur. Elle est brève et je suis bien placé pour savoir qu'elle n'est pas marrante, spécialement vers la fin. Je vous sais passionnés, et je suis persuadé que vous avez raison de l'être. Intensément.
Plus leger maintenant: les meetings d'hiver sont propices aux gains. Alors affutez vos pronostics, chopez nous de bonnes infos, et nous continuerons de nous amuser, avec une longueur d'avance sur le peloton.




- Des tuyaux ou un sort !
Par slipman
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  • slipman
  • Le blog de slipman
  • courses de chevaux
  • A l'aube d'un nouveau meeting d'hiver, le Capitaine Slipman et son équipage vont sillonner les 7 mers à la recherche du trésor du Capitaine Guy Lux. Que les enquêtes sur les allures leurs soient favorables!

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