Imaginez que perdre aux courses, c'est l'ennemi, le mal intégral, les bactéries sous l'ongle dans la publicité.
Beûrk! Perdre, c'est sale.
En revanche, gagner, c'est bien. C'est bon pour la santé (cf " les endorphines et le sac à dos"). C'est salutaire. Voyez la joie de cette fille opulente dans la publicité du PMU où elle s'entraîne avec un bébé dans le "sulky"-poussette", ou cette autre qui crie "gagné!" dans celle du serveur dépassé (pas le serveur de la prise de paris en ligne, qui lui est "archi" dépassé). Et cette autre, dans le point course où se réunit tout le village où tout le monde touche, sauf un, ben oui, c'est ça le mutuel. Gagner, c'est passer dans le camp de ceux qui dominent. Si tu es une fille et que tu gagnes, tu es belle. Si tu es un homme et que tu gagnes, tu es au choix:
- fort (nous avons une masse musculaire superieure à nos soeurs)
- intelligent (nous sommes plus intelligents que les femmes, des études menés par des hommes le prouvent, c'est dire).
Si tu perds, tu es un zéro, un minable, et ça quelque soit le sexe, sauf si tu es belle, auquel cas tu n'as juste pas eu de chance.
Perdre, c'est comme se faire virer sans savoir pourquoi, c'est comme essayer de rentrer dans une boîte et se faire refouler, avec une fille que tu voulais épater, et en plus les vigiles ils se foutent de toi.
Gagner, c'est : tu rentres parcequ'ils t'ont confondu avec un autre, et t'as même ta bouteille au bar.
Maintenant, à vous de voir, mais je suis assez partisan de: la fille+la bouteille au bar+la santé+la force+l'intelligence+le village+la domination (ach zo! che pars en sucette) que nous opposerons à: les bactéries sous l'ongle qui font mal+une perte d'emploi+ des quolibets.
Tout ça pour vous dire que j'ai repris les crayons. Cliquez sur l'image et faites circuler les infos.
Allégorie de la Paix par Jacques Dumont dit "le Romain" (1701-1781), Musée d'Aix le Chapelle.


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