Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 23:33
Eh bien il nous est passé sous le nez. Et pourtant, il nous tendait les bras.  Astrolog nous l'avait dit. En scrutant les étoiles qui accompagnent les nuits de l'Imperdable, il avait annoncé bien avant l'heure qu'il y aurait des surprises. 172 pour être exact. 172 fois la mise pour les téméraires qui auront osé mettre Oyonnax gagnant. Avec les caisses de ducas qu'on avait envoyé sur lui pour le Cornulier, il y a de quoi s'en mordre le crochet. Finalement, l'Amérique était à la portée de toutes les bourses, même pour des pirates archi-repassés comme nous.
Un jour que j'étais amarré à Longchamp, plus ou moins en cale sèche, on m'avait montré un homme en gabardine-jumelles dans les tribunes populaires, en me disant que c'était un bon gros flibustier, mais aussi le propriétaire d'Oyo'. Je ne sais pas si c'est vrai mais il lui ressemblait. Alors bravo à lui, on peut continuer de rêver qu'un jour on décrochera la timbale.


l'Or des aztèques
Encore, des bons gros chocos!

Par slipman
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 21:03
Par Bobby...

Salut la bleusaille,
 
en ce dimanche ensoleillé j'ai joué les Robinson sur le plateau de Gravelle, pas même un Vendredi pour dégoupiller de concert quelques grenades bleues azur. Moi qui cultivait ma solitude comme on bichonne son plan de sensémilla made in home, je me suis rendu compte que 25 minutes entre deux tours de piste ça peut être long. On n'en finira jamais de vivre le temps à géométrie variable.
La journée chocolat avait rameuté quelques familles au complet, grand maman incluse, et des gourmandes à la démarche chaloupée, le comble pour un naufragé tel que moi.
Je tourne, je monte, redescends, retourne, (ceux qui ont repéré mes heats ont sans doute investi lourd sur mes chances, mais mal leur en a pris, le cœur n'y était pas et après un passage au salon, histoire d'être exhaustif au moment du choix de la guichetière qui m'accompagne (ne jamais mentir à la guichetière qui m'accompagne) je m'arrête devant une brune, assez commune, qui me sourit et ça suffit. J'engage la conversation à coup de Raffin/Lebourgeois en cgp.
Les matelassiers me rient au nez.
J'y retourne, l'adresse de manque pas de charme, faut dire qu'au royaume des aveugles... Baudron sur Baudron, trop simple pour moi, même en simple gagnant. Je "Le Bellerise" mon jeu, singeant le looser magnifique avec la Jean-Michel Babouin de service.
Les matelassiers me riz au lait.
J'y retourne, entre elle et moi, si ce n'est pas pour la vie c'est au moins pour l'après midi. On ne se quittera pas sans qu'elle m'ait rendu la monnaie de mon service trois pièces. Je m'affofolle sur Philippe, dit le belge, une fois, deux fois, cinq fois, dix fois. Vous savez si Fosbury a déposé son saut dorsal? Philippe lui, avec sa monte classée X,  il l'a pas fait et aujourd'hui il doit se les mordre alors qu'il aurait pu les avoir en or massif. Ou alors c'est pour la beauté du geste. Souviens toi M.A Goetz...Fosbury, Masschaele, ils sont des nôtres.
J'élargis mon horizon en me confinant au salon. C'est l'arrivée du tour, c'était pas leur jour, Philippe et Sibelle des neige ont une semaine de retard et mon pécule lui aussi a fondu.
J'y retourne, pas que je sois amoureux, je dirais plutôt entêté, voire psychorigide ou superstitieux. Et là, à y regarder de plus près, je constate qu'y a pas que le binôme de la troisième qui a du retard. Au profil de son ventre arrondi, sa perf +++ def des 4 et vogue la galère doit remonter au critérium. J'ai passé mon début d'après-midi avec Queen's glory et j'ai rien compris. J'me sens un peu con, mi pigeon, mi bouffon. 
Je mets les voiles, mais je vais pas bien loin (j'suis naufragé, vous aviez oublié?) Direction la plus improbable parisienne, bon (fond de) teint, mi poissonnière, mi mère maquerelle. J'envoie la sauce directe sans même faire sourciller son trait de crayon qui couronne sa lourde paupière. Elle encaisse. On dit qu'on ne peut pas mettre Paris en bouteille, je sais pas trop ce que ça veut dire, tout ce que je sais c'est que pour les embouteillages se sera derrière Paris. La cote est belle, la montée aussi. Je ris avec les matelassiers.

 
Paris haufor

Je fais l'impasse sur la suivante et le Sociando d'Hypo. Le seul sociando qui m'allait, c'est le Sociando Mallet, un Haut Médoc qui tient sa place. Je revêts ma panoplie de papa, et je pars en repérage. La ludothèque, mouais, le petit manège, vraiment petit, mouais, mouais, et l'aire de jeux qui à l'air de je ne sais quoi, un tourniquet de banlieue nord en sursis. C'est un peu mince pour y faire venir la descendance, sauf peut-être aujourd'hui, ça suinte le chocolat de partout, heureusement je sniffe plus que je ne bois ma blonde.
C'est le Ténor de Baune, j'y joue la Queen forcément, avec un petit couplé Dubois/Dubois (Quaker Jet en souvenir d'un samedi fin août, et puis y'a bien eu Baudron/Baudron dans la 1 et la 2). Mais l'histoire ne repasse pas les plats, et les tontons se font flinguer par un Lévesque qui valait pas un Quopeck y'a encore 2 semaines et qui se retrouve avec une méningite à lui en faire péter le métronome. Comme je le disais à Hypo, y'a plus qu'à refiler Qwerty à un homme de paille (je suis sûr que Donner se laisserait bien fumer sur ce coup là (à moins qu'on se cotise Slipy, y'a mon beau-frère qui sait plus quoi faire de ses RMIs, faut dire qu'il en touche une douzaine, c'est un mec qui veut s'insérer au maximum)) Les canters de Quarcio du chêne, ça valait tous les après-midi de cow-boy solitaire. (je les garde pour moi, na !)
La Queen déchue, reste Pretty jet (encore le Dubois touch), ça gagne mais elle a pris dure, la prochaine fois peut-être que...
Aller une dernière pour la route, une course montée de bonne facture mais sur un parcours qui redistribue les cartes. J'y vais avec le 15 et le 6 en base, pas parce que c'est ma date de naissance, mais ça me parait être le bon compromis entre la vitesse et la tenue que réclame les 2200 PP. Ca sent la griotte, alors je triotte en allongeant gentiment avec 5 derrière ma base. Je repars étalé. Reste plus qu'à renter. 
Le Cornulier et Oyonnax ce sera sans moi. Je monte sur les planches pour me foutre de la poudreuse plein le pif.
Y' a Souloy qui doit expliquer à Mlle Chatelain qu'Olga ne gagnera pas le moindre $ dans l'Amérique et qu'il vaudrait mieux prendre quelques € dans le Cornulier.A leur décharge faut dire que moi aussi je lui ferai bien un mauvais tour de cochon à la Chatelain....JMB lui y fera ce qu'on lui demande, gagner avec Rolling. Slipy, après l'astrologie, l'andouillette, le chocolat et avant le catch, y'a un dimanche à Vincennes consacré à la BD, tu t'es inscrit? 
S'ils veulent pas de toi, on fera un happening, ramène tes crayons, j'apporterai un chaise et Hypo dressera la table (si, si)

Vincennes-2905.05.2009-005.jpg
 
Par Bobby
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /2010 22:23
Yoho mes chers matelots! Le capitaine met l'Imperdable en panne quelques jours, pour aller gratter un peu de bonne terre Nivernaise. En passant, si l'un d'entre vous est du coin et veut me rincer la dalle samedi soir à grand coup de rhum Charette, ce sera avec plaisir.
Une délégation du blog, composé de Bobby, Ranger, sans doute Hypo et Gaspard, mettra en perce quelques tonneaux de bière blonde dans les cales du vaisseau amiral de l'infâme Duc de Germond. Ils se mêleront aux galèriens qui font inlassablement avancer le Vincennes, mais comptez sur eux pour ne pas filer un coup de rame. Je vous invite à vous joindre à eux, vous ne le regretterez pas. Dès lundi je poserai les bases de mon nouveau projet, mais je peux d'ores et déja vous dire qu'on a pas fini de se poiler...

Bateau pirate au mouillage

- Il est drôlement grand le lac de Gravelle!
Par slipman
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Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 23:55
Yoho, matelots! Boucanniers de mon coeur, vous dont le courage et la cruauté n'ont pas de limites, vous qui vous sentez proche de l'état d'esprit de "l'imperdable", vous les compagnons de route des premiers temps, mais aussi vous qui venez de monter à bord: venez écouter mon nouveau plan secret.
Pour cela, contactez moi par bouteille à la mer éléctronique, que je vous expose ma machiavélique machination.
Slipounet@yahoo.fr


un plan génial

- Mais oui ma poupée, tu vas en croquer aussi, hin hin hin!
Par slipman
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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 22:45

J'aime bien que d'autres blogueurs me contactent pour me proposer des échanges de liens. Je n'accepte que rarement, souvent déçu du travail présenté. La plupart des blogs ou sites de particuliers sont ininteressants, infestés de publicités aux couleurs criardes ( un peu comme le son plus fort à la télé), ou vraiment trop nuls. Un jour où je serai de mauvaise humeur, je vous ferai un Best-of du pire, il y a de quoi se tordre... Quand on a bien tout élagué, on se retrouve chez  Donner et puis c'est tout. Il faut dire que ça prend du temps, de bloguer, et que déja qu'on grille tout notre artiche au Turf, alors si il faut prendre sur son  travail pour taper des textes, ça devient le bagne. Mais vous savez déja tout ça, et vous savez aussi que je le fais uniquement pour la Gloire, avec le rêve secret d'avoir, après ma mort, un gisant de moi en bronze à côté des guichets du grand Hall à Vincennes. En slip évidemment.
Pour l'heure, je tiens à vous présenter un confrère encasquetté comme moi, mais dans un style plus Victorien, et avec à la main non pas des jumelles mais une loupe. Son (ou leur, je ne sais pas) site est vraiment très bien fait, avec des innovations que je vous laisse découvrir, et un style original vraiment réjouissant.

 
.Sherlock Horse


Sinon, pour le gisant, peut être que du marbre ce serait mieux.

 

Par slipman
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 00:50
...de santé, de bonheur et d'oseille aussi.
Puisse 2010 nous apporter une cohorte de "déclassés", de "en retard de gains" ou autres "penaltys sans gardien". A nous les "bigornés", les "ils étaient deux pour tirer dessus" ou les "là, vous pouvez envoyer, il court tout seul les mecs!".
Quand à moi, je passe proprio, j'en ai marre de me mélanger avec des mecs comme vous. Je vous aime, soyez en sûrs, mais je sens l'appel des hautes sphères du Turf et des dîners avec PJ Goetz où on reprend trois fois du dessert.
 D'ailleurs, j'ai trouvé la combine, j'ai demandé au barbu de Noël de m'en dégotter un, de cheval. Je suis certain que celui-là, il passera les qualifs les doigts dans les naseaux.

pere-noel-fabrique-cheval-bois

-Hoho, du nerfs les lutins, il le veut pour avant la fin du meeting d'hiver.
Par slipman
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Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /2009 00:12
Hier c'était le Criterium Continental. Un spectacle magnifique, avec dans l'ordre des entraîneurs menteurs, des favoris qui explosent d'emblée ou sont drivés à l'envers, des drivers pas doués voire mal intentionnés.
Pour un Quinté de Dimanche, tu parles d'une vitrine. La vitrine de Noël sans doute. Il ne manquerait plus qu'un contrôle positif d'un des protagonistes... Heureusement, cela ne risque pas d'arriver.


Bazire Pere noel
Par slipman
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Samedi 26 décembre 2009 6 26 /12 /2009 22:20

Le Slipman vous souhaite de bonnes fêtes de Noël. Et en guise d'étrennes, vous avez bien mérité un petit dessin, le premier depuis ma nouvelle base.
 Le 24 au soir, j'ai guetté le barbu (ce n'est pas un code) car je voulais un cadeau un peu spécial (ce n'est pas un code non plus)...


pere noel menacé

- Allez Papy, tu t'affoles un peu parceque j'ai pas jusqu'à la Saint Sylvestre!
-Mazette, j'aimerais vous y voir. Le quinté dans l'ordre, même pour moi c'est pas du tout cuit!

Par slipman
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 21:20

Le capitaine Slipman délaisse un moment sa jambe de bois et reprend son bâton de pèlerin hippique.

Le jeu m'a rendu superstitieux. Il m'a également rendu fataliste. Ou plutôt non, je l'étais avant. Mais il m'a conforté dans cette tendance. Tout ce qui nous arrive est écrit. D'avance? Pas si sûr. C'est peut être au fur et à mesure. Mais parfois nos vies prennent des trajectoires qui nous laissent perplexes. J'aime prendre ce qui m'arrive comme un don. Ce n'est pas toujours facile. Prendre comme un cadeau une jambe cassée ou un pneu crevé un jour d'averse, je vous accorde que cela n'est pas évident.  Lorsque c'est possible, je ne m'en prive pas.
J'étais à l'époque un turfiste débutant. Je gribouillais des Paris Turf avec des vieux antillais, qui appelaient Vincennes le Temple et ne juraient que par Bazire et Verbeek. Michel Lenoir courait encore monté. C'est un de ces paris Turf dépassant de mon sac qui me permit de faire la connaissance de Nicolas Roussel. Je vieillis un peu l'histoire pour donner de la patine. Disons que The Big Blue World courait encore des quintés. Je sens que là, ça vous aide bien.
On a un peu discuté ce jour là (il m'avait fait le papier pour la réunion d'Enghien du lendemain, aux petits oignons). Je suppose qu'il a dû me trouver sympa, vu qu'il m'a laissé son portable. Pour moi c'était Noël. Un Noël qui a duré. J'en ai touché quelques uns, des Makoum Makoum, Think Yatzee, Breeze Brodde et autre O'Donnell. J'ai une tendresse particulière pour ce dernier, que j'avais joué gagnant à une cote astronomique il y a deux ans. Mais vous savez déja tout cela. Je rêvais donc de pouvoir un jour à mon tour faire un cadeau à Nicolas.

Toujours au gré de rencontres, j'ai fait la connaissance il y a peu d' Emmanuel Berry, un photographe d'art. J'en profite pour saluer Patrick, gitan du fleuve et braconneur devant l'Eternel, qui nous lit peut être.
Nous en sommes rapidement venus à parler chevaux, et il s'est trouvé que le frère d'Emmanuel était pronostiqueur hippique dans les années 80, et a même travaillé à Paris Turf (encore et toujours le Turf!). Manu garde des souvenirs d'enfance de pronostics, mais il n'a pas persévéré. Son frère a même eu des trotteurs, pour ce que j'en sais.
Manu s'est montré interessé par les courses, et outre son inscription aux SlipManS, je lui promis de l'emmener à Vincennes.
Quand Nicolas Roussel m'a dit que O' Donnell, qui était blessé, allait revenir à la competition, l'idée de faire un reportage photo sur celui qu'il surnomme affectueusement "le gros" a germée dans mon esprit.
Nico accepta, Manu aussi. Il ne me restait plus qu'à liberer ma journée.
Merci à Léti, qui se chargea de mes patients durant cette escapade.
Nicolas nous avait proposé le 16 Décembre, qui serait le jour de la deuxième course du "gros", et pour laquelle il n'aurait pas de pression.

Nous arrivons à Grosbois à onze heures. Nous saluons Nicolas. Il a encore pas mal de trucs à faire avant de partir. Il y a un grand soleil, idéal selon Manu. Je passe vite fait faire un bisou à Speedy Cat et  Makoum et nous attaquons la séance photo de la star du jour.

01

- Oui, qu'est-ce que c'est?
-Vous me reconnaissez, Monsieur O' Donnell? Je suis Slipman, le celèbre turfiste, on s'est déja croisés. Je fais un blog et je voudrais que mon ami Manu fasse des photos de vous.
-Tu es un genre de journaliste?
-Euh...D'une certaine manière, je pense qu'on peut dire ça.
-Alors je vais te manger parceque j'aime bien manger les journalistes.

04


-Aïe! Arrêtez Monsieur O' Donnell, je suis un fan et pas si journaliste, finalement.

Il faut dire que l'animal est impressionnant. Il est vraiment très grand pour un trotteur. On dirait un sauteur de concours complet. Avec ça une musculature de tracteur. Dès les premiers regard nous le trouvons magnifique. Manu m'empêche de foncer le jouer au premier point course venu. Surtout que Nico est formel: une place dans le quinté à la rigueur mais aujourd'hui il ne fait que la ligne droite.
Nous assistons aux préparatifs, brossage et coiffage du champion, et mi-goguenards, mi-impressionnés par les deux lads suédoises qui mettent à grand'peine storm Cat dans le camion. Il faut dire que ce dernier, bâti sur le modèle d'O' Donnell, n'a pas une envie folle d'aller aux courses. Pendant ce temps le "gros" boulotte un carton à l'arrière du van. Les filles sont folles!
Elles viennent cependant à bout du récalcitrant.
Parés au départ. Nico va nous faire entrer en douce sur l'hippodrome. On se gare fissa avant d'arriver et on saute dans le camion. Manu monte devant. Je m'entasse au fond avec les filles. cela les fait marrer. Faudrait que je voyage un peu, moi. Genre la Scandinavie. Blogueur, ça a des bons côtés.
Nous arrivons à Vincennes dans le cortège des vans. Les lads prennent chacune un cheval. Moi je pousse le sulky.
O' Donnell me regarde bizarre. J'ai l'impression qu'il se fout de moi.


10

- Tu trottes 1'12'', toi?
-Non, mais j'ai pas un noeud dans les cheveux, moi!

Non mais, pour qui il se prend celui-là? Je suis jaloux parcequ'il est vraiment beau. Tout le monde s'arrête devant son box et s'extasie. C'est comme ça que je récupère le premier tuyau de la journée, le 409, un Dersoir qui avance, parait-il. C'est un défilé incessant, tout le monde parle à tout le monde mais c'est surtout de la pêche aux infos.
Le gros attend relax que Nico aille lui faire faire le heat (l'échauffement).

12

Là, il pose.
 
Avant que Nico entre en piste, je propose à Manu d'aller faire un tour au guichet. J'ai repéré un Masschaele dans la première qui parait solide. Par correction, j'informe le type de la guérite qui veille sur l'accès aux écuries que l'on va repasser dans un moment. Je l'avais fait une fois où j'étais venu, ça avait marché. Seulement là, nous tombons sur un zèlé. Rapport à la chose morte qui orne son crâne, nous le surnommons "Moumoute". Donc, Moumoute se met en tête de nous expliquer l'importance d'avoir une carte d'accès. Il nous en fait la démonstration en se mettant à contrôler tout le monde. Les gens semblent un peu surpris, certains agacés. Ensuite il nous emmène à l'interieur pour qu'une fille nous explique la même chose, à savoir que Nicolas doit demander des invitations pour qu'on accède aux écuries.
Ce qu'il y a de drôle, c'est que pendant que Moumoute nous trimballe, plus personne ne garde l'accès. D'ici que quelqu'un choure un trotteur, il n'y a qu'un pas.
Nous leur promettons que nous allons faire le necéssaire, mais qu'il faut nous laisser repasser aux écuries pour informer Nico. Moumoute opine.
Nous filons en bord de piste pour assister aux heats du Quinté. On discute un peu avec le lad d'Orleans Springs et avec un photographe. Nous voyons passer Mah Jong du Vivier. Très bien. Paraît qu'ils y comptent un peu mais Loris Garcia n'a pas l'air enchanté en rentrant. Je vois passer tous les "crack drivers", Levesque, Bazire, Bigeon, Emmanuel Varin (je rigole). Manu mitraille O' Donnell à chaque passage. Il est splendide.


o donnell

Merci à Glop-Copperfield qui a fait disparaitre le tracteur.

Lorsque l'on assiste aux courses en spectateur, on ne se rend pas compte de la vitesse à laquelle les choses s'enchaînent en coulisse. C'est un défilé incessant de sulkies et de chevaux.
C'est déja l'heure du Quinté. Nous n'avons pas osé défier Moumoute qui nous barre l'accès au guichet. On regarde la course depuis la piste. Un trio nous rejoint, composé d'une bombe anatomique en fuseau hyper moulant, de son attachée de presse? et d'un cameraman. Ce dernier souhaite filmer la pin-up qui regarde une course. Nous ne connaissons pas les tenants de l'affaire mais ils nous demandent la permission de nous filmer. Je previens la fille que je suis super photogénique et que je crains de lui voler la vedette. Elle est immédiatement conquise et s'empêche de succomber à mon charme latin mais pas trop. J'ai malheureusement peu de temps à lui consacrer puisque je suis en mission pour mes fidèles lecteurs, ceux qui viennent encore sur le blog alors que je n'ai pas ajouté un article depuis des lustres. 
Nous voyons mal d'où nous sommes mais Bazire gagne facile le Quinté. Il est malin, Bazire. Avant la course il est passé voir Nico, genre "salut, comment est le gros, etc...". Je me demande si il fait le tour de la concurrence avant les courses. Il gagne avec Oky de Lou, un de ces Baudoin qui gagne facile mais uniquement quand c'est le jour. J'apprécie peu ces façons de faire parcequ'on ne sait jamais quand mettre ou pas, à moins d'être un de leur copains. Nico c'est le contraire, il dit toujours si il fait la course ou pas, et quand il est prêt à gagner tout le monde le sait et on touche 1.80. Trop honnête. Moi c'est pareil. Suis pas sûr qu'on fasse fortune comme ça.
O' Donnell finit loin. 10ème.
Après la course, c'est un défilé ininterrompu de journalistes. Nicolas trouve que le cheval manquait de tonus dans la montée, mais qu'il a bien finit. C'est ce qu'il dit en tous cas. En privé, il se montre plus déçu. Il trouve que son cheval a mal couru, et il ne croit pas à la deuxième course après une rentrée. Faudra qu'il y ait un jour une étude serieuse sur cette histoire de deuxième course. Il pense que le cheval n'est pas un crack. J'aimerais tellement qu'il se trompe...

24

Le masque des mauvais jours...

Nico file faire le heat de Storm Cat. Ensuite nous regardons la troisième course sur une télé près des boxes. J'avais le couplé. Dommage. Il va falloir qu'on s'occupe sérieusement du "cas Moumoute", parceque notre tuyau de la 4ème se profile.
Nous tentons un passage en douceur tandis qu'il inspecte trois quidams. Mal joué, il nous intercepte. Nous lui sortons un vague baratin et nous faufilons jusqu'au guichet. Le tube s'apelle Soyouz de Loiron, un Dersoir. On met deux biftons et on file en bord de piste. Là, il y a un type édenté qui geule à chaque fois qu'un jockey passe. Il a une accroche vraiment originale: il gueule. En permanence. Je suppose qu'il doit être un peu connu. Bazire fait un signe de la main en passant. L'édenté s'enflamme et bondit, exhalté, jusqu'au guichet. Il reste volubile et sonore jusqu'au moment ou le cheval de Bazire se met au galop. Adieu les canines en céramique. Nous pas mieux. Soyouz finit bien mais en retrait.
Nous profitons du mouvement vers les écuries pour feinter  Moumoute mais le bougre nous a repéré et il nous alpague.
-Oh, tous les deux, z'avez les autorisations?
Le saligaud, il sait bien que non. Il enchaîne:
-Parceque depuis tout à l'heure, vous allez pas me dire qu'il a pas eu le temps de passer aux balances, Roussel.
On tente une esquive rotative sur l'air de "ben on va lui d'mander, promis" mais le Feldmarechal Moumoute nous chante une autre chanson qui fait " vous n'voulez pas qu'j'appelle la sécurité, tout de même?".
Là on est chocolats. Sauf qu'au même instant Nicolas passe au sulky de Storm Cat. On le hèle:
- Hé Nico, il y a l'agent qui fait de l'obstruction!
-Laisse les passer, ils sont avec moi.
Moumoute se rebiffe:
-Il faut que tu leur fasses des autorisations!
-Eh ben t'as qu'a pas les laisser passer!
Là, moumoute il est embêté, parcequ'il ne s'attendait pas à ça. Faut dire qu'il nous prenait pour des mytho alors là, ça coince. Son cortex cérébral est sollicité. Il vacille. Si ça se trouve on est peut être même des mecs importants, des qui payent pas de mine. Il craque.
-Allez-y.

Il s'est enfermé dans la cabine et n'a plus contrôlé personne.
Nous sommes allés nous asseoir à la cantine des propriétaires. De là nous lui faisions coucou avec nos verres, deux sourires narquois en bandouillère. Manu voulait aller taper au carreau mais je l'ai retenu.
Nous retrouvons Nico encore plus déçu. Storm a très mal couru. Il attendait mieux. Un journaliste approche et se plante en retrait. L'air un peu mou il lui demande comment a couru O'Donnell. Mauvaise idée.
-T'es journaliste? Et bien va demander à un de tes copains journaliste parceque j'en ai marre de répéter.
L'autre encaisse, stoïque. Drôle de metier. Et puis Nico se radoucit et finit par lui répondre.
Nous, on est morts de rire.

On  regarde les courses depuis la cantine. Magnifique. Lors de la course montée, les jockeys viennent se réunir devant nous. Nous sommes à côté de Maurice Maige (si quelqu'un sait comment ça s'écrit...). Bizarre ses cheveux à lui aussi. Il attend la dernière, comme nous. En attendant, Manu touche. Moi je m'abstiens, mais devant sa réussite (la chance du débutant) je lui demande un prono.
Je joue Rosamika dans la 7ème sur ses conseils. Disqualifiée d'entrée. Facile victoire de Rizona que l'on devrait toucher sans problème le prochain coup.


27

-Facile.

Je décide de reprendre les rênes. J'explique à Manu comment trouver un bon outsider. Je lui indique un cheval dans la 8ème, deferré, monté Nivard et qui je crois vient de loin. Manu le joue, avec le 12 en couverture.
Mon cheval gagne à 21/1, celui de Manu fait 4ème. Je sens que je l'impressionne. Seulement mon cheval se fait disqualifier, et c'est encore Manu qui a raison avec son dada payé 3.50.
Nous repassons aux écuries. C'est la sinistrose dans le clan Roussel père et fils. Pourtant tout est en ordre. Leur cheval qui court la dernière, Tamantha, est en forme. Le heat est impeccable, mais ils pensent être sur une série noire. Ils freinent pas mal notre optimisme. Je vais quand même mettre un billet, parcequ'il ne faut jamais se priver d'un bon moment. Nous assistons à la course en compagnie de la lad de Tamantha, elle sous sa couverture et nous non. Pourtant nous sommes pays, comme quoi...
Et le miracle se produit. Tamantha gagne à 19/1. Avec un parcours de cauchemar à trois tout le tournant.

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Cela ne se voit pas mais on est tout fous à ce moment. Nous avons le sentiment d'être...

31

...aux premières loges...
Nous sommes surtout ravis pour Nicolas, ravis aussi de ne pas être "chats noirs" .
Nous vivons l'évènement comme si le cheval était le notre. Je vous garantis qu'il nous pousse à ce moment des envies d'être propriétaires.


Mais cela est une autre histoire....
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Par slipman
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 22:16

Journal de bord du Capitaine Slipman...

Il y a en ce moment des vents contraires qui nous empêchent d'avancer. Le début de la traversée du meeting fait toujours ça. Il faut que les forces en présence se précisent. Les armateurs s'observent, et ce sont des seconds couteaux qui se font tirer les marrons du feu. Du coup, nous on prend des gnons parcequ'on y va de bon coeur, à l'ancienne, sabre au clair, la chemise rouge et yallah!
Dimanche, la Queen est repassée nous voir. Elle volait littéralement, et c'était magnifique. Un caribéen n'a pu que la voir passer. Ou était-ce un caribou? Avec Pascalou, nous avons profité d'une accalmie pour aller contempler notre trésor, au milieu du Charolais. Je sais, mon histoire est embrouillée mais tout s'éclairera un jour.
Lundi, nous avons assisté à un sabordage comme il en arrive peu. Nous avons croisé un énorme gallion nommé le Scipion. De loin, il paraissait magnifique, mais il s'est avéré qu'il était en fait rempli de poudre, et qu'en plus son capitaine fumait comme l'équipe de RdB un jour de Calèche. Il a explosé sans que personne n'y comprenne rien. Je crois qu'il y a eu quelques marchands d'armes qui se sont révolverisés à la suite de ce naufrage. On a regardé ça béats, pendant que la Surabaya, les cales pleines d'étoffes nous filait sous le nez. Elle, ça fait deux fois qu'on la loupe. C'est une maligne, et le prochain coup elle sera attendue.
Mardi, rien de notable si ce n'est que les plus perspicaces d'entre vous auront apprécié un beau numéro de flibuste. Là, je dis respect. Il y a de vrais forbans sur ces mers troublées.
Mercredi nous avons tenté deux abordages, et nous avons été remis à la mer proprement. Du coup, on a plus grand' chose à becqueter et ça fait des longues journées. Heureusement que les réserves de rhum sont intactes. On va en avoir besoin.


luminais pirates normands


- Capitaine, regardez ce qu'on a trouvé!
- Bobby, laisse la dame tranquille.
Par slipman
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